Shiretoko ou la fin du monde

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En langue aïnou, Shiretoko veut dire “la fin du monde”, “la fin de la terre”. Et le nom résume parfaitement mon ressenti. Je me trouve au bout du Japon – dans un des endroits les plus préservés et sauvages du pays – entourée d’une nature exubérante. Des montagnes imposantes qui tombent dans la mer, les sommets encore enneigés. Une mer grise, froide, une mer du nord. Une mer qu’on respecte.

À la rencontre des orques

  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
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Pour observer les orques j’ai pris un bateau à Rausu, dans la péninsule du Shiretoko, au Hokkaido. Il faisait très froid, on voyait le brouillard arriver petit à petit et la météo annonçait de la pluie. Après une heure sans rien apercevoir, les premiers orques sont arrivés. Une maman et son petit.  C’était un pur moment de bonheur! Pas du tout timides, ils se sont laissés rapprocher… Le vent, le froid glacial, les doigts qui congèlent, tout est vite oublié en présence de ces animaux. Et la pluie? Elle a attendu sagement que notre bateau arrive au port…

D’autres billets sur le Shiretoko


In Ainu language Shiretoko means “the end of the world”, ” the end of the land”, and this is exactly where I seem to be. One of the most preserved and wild places in Japan. Luxuriant nature, impressive mountains falling on a grey, cold, northern sea.

In order to observe the orcas, I took a boat from Rausu village, at Shiretoko peninsula in Hokkaido. It was a cold and rainy day with a misty covering the land. After waiting for one hour, the first orcas arrived, a mother and her baby. You can’t imagine how happy I was! They came very close to the boat making me forget about the wind and the cold. Even the rain stopped during this magic moment!

More about Shiretoko

Poisson feuille (si si)

Poisson feuille… C’est une espèce de poisson scorpion qui ressemble à une feuille. Il a tout pour me plaire. C’est un petit malin (ceux là mesuraient environ 8 cm) qui essaie de se cacher comme il peut. Comme il ressemble à une feuille, il se positionne vers des algues, pas bête le poisson… Il se camoufle, change de couleur à sa guise. C’est rare, c’est bizarre, tu as beau avoir plein de requins qui te tournent autour, tu te concentres quand même sur ces petits êtres versatiles.

Les photos ont été prises à Palau, en mai 2016.

Le préposé aux fleurs du Honen-in

Le Honen-in n’est pas forcement mentionné dans tous les circuits touristiques de Kyoto, pourtant, ce petit temple m’a beaucoup marquée. L’arrivée est magique, le chemin menant à la porte principale, bordé d’arbres, nous invite au silence. L’humidité de la forêt environnante titille nos cellules olfactives, nos sens sont tout de suite éveillés. Jardin de mousses, jardin de sable et un étang apaisent notre regard.

Après m’être promenée pendant un moment, je me suis aperçue que des fleurs fraichement coupées étaient soigneusement posées sur des rebords en pierre, par- ci par-là.  Qui était le préposé aux fleurs du temple, me suis-je demandée. Cette belle âme qui préparait des petites surprises pour nos yeux, peut-être tous les jours…

Quel est votre métier monsieur? Je suis le préposé aux fleurs du temple Honen-in.

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