Les brumes du port de Rausu

Qui dit brume, dit froid. Qui dit froid, dit que Marcela est contente. Peut-être parce qu’il fait une chaleur infernale, les températures plus clémentes me manquent… Ces photos ont été prises l’année dernière, au Shiretoko, dans ce village où l’on voit des orques

Violet blue comme les fleurs du Shiretoko

Ce fut un de mes plus beaux après-midi passé à Utoro, dans la péninsule du Shiretoko. Je venais de quitter ce magasin aïnu, qui se trouve vers le port. Je ne sais pas combien de temps j’y suis restée d’ailleurs. J’ai eu le temps de boire du thé et d’avoir toute une conversation silencieuse avec la propriétaire. Je parlais à peine japonais, elle ne parlait pas anglais. Elle a joué de la musique avec ce étrange instrument puis on s’est rempli du silence l’une de l’autre. Quand on ne peut pas parler, on se regarde dans les yeux et on sourit.

Je souriais encore en sortant du magasin quand je suis tombée sur cette cabane de pêcheur et son tapis de fleurs. Parfait sujet pour  le photo challenge de Jennifer Nichole Wells .

Cornflower

Color your world! Je viens de joindre le photo challenge de Jennifer Nichole Wells . J’aime bien les challenges. Pas seulement parce que je suis Capricorne et que je me délecte de mes petites victoires quotidiennes. Oui, j’avoue, j’éprouve du plaisir à cocher des cases dans des listes. Color your world challenge, checké.

Pas seulement, je vous disais. J’aime bien les projets communs, l’écriture commune (Hein Ele? On aime bien l’écriture commune non?), j’aime bien créer ensemble. Seule, face à mon écran.

Ume et sakura: que la folie commence!

Je vois du rose partout. Tout le temps.

On peut résumer ma première année au Japon ainsi: je portais des lunettes avec un filtre rose. Bombom.  Même étant quelqu’un d’assez critique, je ne voyais que le bon côté des choses. Je ne me reconnaissais plus. J’étais nipponisée.

Évidemment que j’ai continué à observer des choses bien réelles, et parfois très négatives  de la société japonaise. Mais je les ai stockées dans un endroit de mon cerveau, pour plus tard. Le plus tard est arrivé comme une bonne raclée, le jour où, accusée d’être une femme, j’ai oublié de demander au mâle nippon l’autorisation d’incliner mon siège dans un vol… Mais je partais du Japon ce jour là, et de retour quelques mois après, la douce folie du rose m’a attaquée de nouveau.

J’ai beau porter mon bracelet tête de mort fétiche et écouter du rock tous les jours, rien ne fait. Le filtre rose s’est collé à mes yeux.

Et là, pour finir de me couler, les Ume (amandiers) et les Sakura (cerisiers) commencent à fleurir. C’est juste des arbres en fleurs vous me direz. Non. Non. Non. C’est la démence du rose qui atteint le Japon. C’est le début du printemps, il fait encore froid mais ils sont tous dehors à chasser, appareil photo en main, les cerisiers précoces et les ume en fleur.

Et moi, bon mouton, je suis la foule.

Volcanoes national park – Hawaï

Paysage lunaire, silence, paix. Je ne m’attendais pas à cela! Le Kilauea est en éruption depuis 1983 ce qui fait de lui un des volcans les plus actifs au monde.

Dans mon imaginaire je voyais déjà de la lave qui coule partout, une chaleur infernale, un grognement de Godzilla, une odeur de soufre et le malin qui traine dans le coin.

Que nenni!

Déjà, en arrivant, on se demande:

– Où qu’il est le volcan?

– Mais sous tes pieds pardi!

Contrairement à d’autres volcans, comme l’imposant et symétriquement parfait Fuji-san, on ne doit pas regarder vers le haut pour l’apprécier mais vers l’horizon. À hauteur d’oeil quoi. Parfois les empilements de lave s’écroulent ce qui fait qu’on doit même regarder vers le bas. Je m’explique, sur la photo plus haut on voit la fumée qui sort de la caldera, de jour. De nuit, on voit au même endroit des éclats rouges orangés provenant de la lave qui bout dans le lac formé à l’intérieur du cratère suite à un affaissement. C’est magique.

Dans dix ans le paysage sera différent. Dans quelques milliers d’année une nouvelle île se formera grâce aux coulées de lave qui se jettent dans la mer. L’oeil voit de la désolation et de la destruction, d’autant plus quand on observe la végétation brûlée aux alentours. Mais paradoxalement, la terre se forme littéralement sous nos pieds. C’est très émouvant de marcher sur cette lave qui donnera naissance à de la nouvelle terre, à une nouvelle végétation, à des nouveaux paysages où des nouveaux animaux viendront y vivre. C’est Pelée, la déesse hawaïenne du feu et des volcans (elle vit à Kilauea hein) qui fait un croche-pieds à l’être humain destructeur. Et na!

Trekking

Il y a plein de chemins de randonnée et on peut poser sa tente et dormir dans le parc. Imaginez le scénario: pas de villes aux alentours, donc pas de lumières, le ciel et les étoiles sont à vous! Et le silence? Inexistant. La nature nous berce avec ses sons: la mer (déchainée sur cette côte) qui tape contre les rochers, les grillons et autres insectes, les bruits, qu’on croit entendre, de la lave qui tombe dans l’eau…

À faire absolument

  • Discuter avec les rangers et écouter leur conférence. On apprend énormément et c’est souvent des gens originaux et drôles. Plus sérieusement: on est quand même dans un volcan (oui, à l’intérieur) en éruption. Leurs conseils sont donc vitaux!
  • Se perdre dans les petits chemins et routes loin des sentiers battus.
  • Se promener à pied la nuit vers la fin de la Chain of Craters Rd: frissons assurés!

Plus d’info

https://www.nps.gov/havo/index.htm

Rainbow bridge – Tokyo

Le quartier de Minato à Tokyo est génial pour ceux qui, comme moi, adorent la mer, les bateaux et les ports (Minato veut dire port en japonais by the way). Un mélange de nature et de béton que les Japonais maitrisent à merveille. Ce jour là, je suis descendue à la station Tamachi et me suis dirigée vers le Rainbow bridge. Des immeubles très modernes jonchent le bord des canaux. Plus on s’approche du pont, plus on voit des gros camions et plus on devine que le port n’est pas loin.

Une mouette passe…

Quand on arrive finalement au pont, on peut prendre un ascenseur et le traverser à pied pour aller vers Odaiba. La vue est géniale et le pont super beau. Enfin, pour moi qui aime le béton hein? Cela n’a rien à voir avec les anciens ponts de Paris… Attention, en haut, l’ambiance change. On est au bord d’une autoroute à plusieurs voies, ça sent le pot d’échappement et il y a du bruit. Mais on prend des belles photos.

En descendant de l’autre côté, on retrouve la mer et la plage d’Odaiba. Loin du grincement des pneus…

Il y a au Japon une espèce de dualité fascinante. Le moderne se mêle volontiers au traditionnel. On pourrait même dire qu’ils se fondent l’un dans l’autre. Ainsi que la nature se fond, ici, dans le béton.

Les Japonais vont marcher dans le sable d’Odaiba, pieds nus. Ils se posent sur l’herbe pour manger un bento ou pour regarder les enfants se baigner. Dans le calme. Dans la zénitude. Ils regardent cette ville ultra hight tech qui grouille sans arrêt, juste là, en face…

Ce billet s’inscrit dans le photo challenge Edge.

Les dauphins de Tiputa

Première fois à Rangiroa, premier jour de plongée, première plongée avec des dauphins. Ever. Èverrrrr. Bol absolu ou bonheur absolu? Sans doute un peu des deux.

Ça donne un peu ça: tu descends, tu descends, tu descends… T’as un moment pour réfléchir au briefing de Pitou:

– On plonge dans un endroit où il y a souvent des dauphins, on les cherche un peu, puis on se laisse porter par le courant vers le mur de requins…

Mur, oui, pas banc.

Hum. Tu te dis qu’il doit quand même exagérer un peu, requins et dauphins ensemble dans une même plongée, c’est peu probable voyons… et là, paf, le premier dauphins passe.

Tu prends ton appareil photo, tu cliques, il est éteint. Oui, souviens-toi que tu rêvassais il y a deux secondes à peine…

Quand l’appareil photo est bien allumé – enfin ouf – tu décides de filmer car tu sens qu’ils sont sur le départ. Tu ne prends aucune photo. Zéro. Nada.

Même avec tes piètres qualités de vidéaste – allez avoue, t’as jamais vraiment fait ça hein? – le souvenir est là. Tu as même pu prendre sur le fait ton buddy qui se rend compte, quand il clique sur son appareil photo à lui, qu’il a oublié de mettre la carte mémoire…

Panneaux rigolos

Qu’ils sont beaux les panneaux japonais! Ils rendent mes promenades colorées et rigolotes. Car oui, des fois, il me font rire aussi.

Pour le prochain, je n’ai pas compris les kanji mais je crois que ça veut juste dire: “si tu laisses ta poubelle ici tu es une pomme pourrie”!

Visualise-toi, cher lecteur, dans un beau champ, très vert. Derrière toi, c’est la montagne. Devant toi, la mer et une belle cascade qui coule dans le bleu d’une crique. Tu es heureux, tu es zen, tu es pratiquement seul, tu as juste croisé une autre personne les dernières 20 minutes. Tu t’assois sur un petit banc en pin pour apprécier la cascade et tu vois ce panneau:

Tu te tournes, tu prends une photo, tu sors ta cloche (même pas honte) et tu suis la seule personne que tu as croisée, de près, très près, pour le chemin du retour.

Hihihi

Je n’ai jamais trouvé le fire hydrant!

Ce billet s’inscrit dans le Cee’s photo challenge!

CFFC: Which way?

  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins

Escaliers japonais

Au Japon, dans les jardins à niveau ou en flanc de montagne il y a toujours plein de jolis escaliers… qu’on a très envie de prendre.

Si c’est là, c’est pour être pris, non?

Non.

Parfois, on n’a pas le droit. C’est dame (à lire damé). Interdit, not allowed, proibido.

Si on essaie quand même de prendre ce maudit escalier pour voir… dans 99,9% des cas, un Japonais sort de derrière les buissons pour vous rappeler à l’ordre. Gentiment certes, mais très clairement.

C’est très rare de trouver des graffitis au Japon, mention spéciale donc pour cet escalier!

Un de mes préférés dans ce quartier de Tokyo que j’adore: Nakameguro. Je n’ai pas eu le courage de monter voir ceci dit…

Le billet d’aujourd’hui s’inscrit dans le  Cee’s Fun Foto Challenge!

La cerise sur le gâteau

  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins

J’ai horreur des cerises confites qu’on met sur les glaces. Paradoxalement, quand j’en vois une, va savoir pourquoi, je salive en me disant “hum, délicieux”. Alors que je sais pertinemment que  ça sera trop sucré, collant et avec un goût de plastique. J’appelle cela de l’auto-désillusion. Tu sais que ça va être mauvais, pendant une fraction de secondes tu te dis que ça sera bon (on ne sais jamais) et puis bang, la claque, c’est effectivement mauvais. À croire qu’il y a des gens qui vivent à l’intérieur de toi qui veulent ta perte…

Bref, je déteste ça. Ça = tout (à savoir les cerises confites et le processus entier qui me pousse à en manger). Je n’étais donc pas très inspirée pour le thème du photo challenge de cette semaine: Cherry On Top.

Mais oui, je sais, vous allez me dire que c’est une métaphore, que c’est imagé voyons! Donc, bonne élève que je suis, je vais poster aujourd’hui des photos d’un super coucher de soleil à Utoro prises lors de mon dernier voyage. Un peu la cerise sur le gâteau de cette journée.

Mais, je garde l’idée de trouver la photo du truc qui rend le gâteau (métaphore pour le moment, on a compris) plus mauvais… Genre, le gros nuage sur ta tête, le moustique qui te pique, les mouches sur les crottes du trottoir…

Mangrove de Palau

  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins

J’ai vaguement regardé un reportage hier soir sur la mangrove. Vaguement? Oui, très vaguement. Allez, j’avoue: je jouais à la PS3 pendant que l’être à côté de moi regardait un reportage sur la mangrove.

Du coup, mon cerveau qui n’arrive plus à se focaliser sur une chose à la fois, a gardé quelques souvenirs épars de sorcière qui fait très peur, de passage du niveau 11 au niveau 14 et, on y vient, de cette fameuse mangrove en forme de coeur photographiée il y a 26 ans (oui, déjà) par Yann Arthus-Bertrand en Nouvelle Calédonie.

Pour résumer le peu que j’ai pu retenir de ce reportage, quand la photo a été prise le centre du coeur était vide, enfin, il n’y avait que de l’eau, pas de mangrove. Centre brun/boueux et rebords verts. Photo ici.

Avec le passage des années cette mangrove s’est développée et a couvert toute la surface du coeur. D’ailleurs la photo prise par Yann Arthus Bertrand en 2002 montre bien un coeur totalement vert.

– Mais pourquoi cela nous intéresse-t-il?

– Et bien cela n’intéresse personne, répond une des petites voix qui vit dans ma tête et qui me gâche la vie depuis trop longtemps.

Niveau cervelle, ça s’est passé un peu comme ça:

  • Sur quoi vais-je bien écrire aujourd’hui? Tiens, sur la mangrove;
  • J’aime bien la mangrove car cela me fait penser à cette soirée passée avec Anne à Machilly quand on regardait le livre la Terre vue du ciel et qu’on essayait de deviner où les images avaient été prises. On était jeunes et insouciantes. Pfff;
  • Focus Marcela;
  • Une sorcière qui explose dans une grotte. Phrase subliminale;
  • Oh, c’était bien de faire du kayak dans la mangrove de Palau;
  • J’aime bien la mangrove car cela me fait penser à la maison, c’est ma madeleine de Proust à moi.
  • Ne pas broyer du noir. Revenir sur un truc positif. Mangrove de Palau donc.

La mangrove de Palau

Si tu vas plonger à Palau et que le dernier jour  (celui où tu n’as pas le droit de plonger à cause des bulles résiduelles d’azote qui peuvent faire boum dans ton corps si tu prends l’avion trop tôt) tu ne sais pas quoi faire (oui, je sais, c’était une longue parenthèse, il faut relire le début), tu peux faire un tour en kayak dans la mangrove avec Martin. Ou avec quelqu’un d’autre si tu veux, un peu de liberté que diable (Martin parle français et t’explique plein de choses ceci dit…).

Pourquoi c’est bien?

  1. Car après avoir plongé pendant 10 jours, 3 fois par jour, tous les jours, tu n’es pas fatigué et tu peux te permettre de ramer toute la journée.
  2. C’est beau, simplement.
  3. Parce qu’il n’y a personne d’autre, pas un chat, nessuno.
  4. Il y a une biodiversité hallucinante dans la mangrove et si tu as de la chance tu peux voir plein de bébés requins.
  5. Enfin, tu verras sûrement des trucs puisqu’à Palau, même près de la mangrove l’eau est transparente. Transparentissime même.

C’est très triste ces mangroves qui disparaissent dans le monde – changement climatique, montée des eaux, pollution etc. – se retrouver pendant une journée dans cet environnement fragile et si nécessaire à notre planète est toujours génial. Et finalement, je n’ai aucun souvenir de piqûre de moustique ou de coup de soleil. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de piqûre ou de coup de soleil. Ce sont juste des choses qu’on oublie vite…

Orques, orcas!

  • ©Marcela Meirelles Martins
  • Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
For English text go to the end of the page.

Le village de Rausu

Le bateau pour l’observation des orques part du village de Rausu (Shiretoko, Hokkaido). Celui-ci semble de prime abord moins attractif pour le touriste que son voisin Utoro, à l’opposé de la péninsule. Le tourisme y est moins organisé, la locomotion n’est pas évidente pour ceux qui n’ont pas de voiture (ceci dit, j’ai beaucoup marché et c’était très bien). Certains diront qu’il est moins joli, mais sur ce point je ne suis pas d’accord, les vues sur les îles Kunashiri d’un côté et sur le Mont Rausu de l’autre sont très belles. À mon sens, depuis la mer, le village est plus photogénique que celui d’Utoro et puis, il y a les orques! Il s’agit donc d’un village où l’on croise peu de touristes (à part dans le centre des visiteurs) mais beaucoup d’habitants…

Deuxième rencontre avec les orques

Ma troisième journée à Rausu a mal démarré, il pleuvait des cordes et je n’ai pas pu observer les ours brun comme prévu. Du coup, j’ai refait un tour en bateau l’après-midi, totalement improvisé. Parfois quand on voyage les choses s’emboitent de façon surprenante: j’ai mis les pieds sur le bateau et le vent et la pluie se sont arrêtés, le soleil est légèrement apparu – juste pour apporter ce chouia de lumière qui manquait sur les photos d’hier – la mer est devenue calme et sereine… J’ai pu apercevoir plein d’orques ce jour là et me rendre compte que ce sont des créatures très exhibitionnistes qui s’approchent volontiers des bateaux! Il y avait plein de petits qui sautaient dans tous les sens, c’était magique de voir ces animaux dans leur milieu naturel. Quel bonheur encore une fois! J’ai d’ailleurs tellement souri que j’avais mal au visage en rentrant…

Avant d’écrire ce billet, j’ai fait une recherche d’images sur internet en utilisant les mots orques ou orcas en anglais. J’avais un peu le blues en rentrant de ce beau voyage mais le résultat de cette recherche m’a définitivement achevée: 85% des images sont relatives à des orques en captivité… Vous qui me lisez, si vous êtes déjà allés ou si vous comptez aller bientôt dans un de ces parcs aquatiques, regardez ces deux excellents documentaires: The Cove et Blackfish. L’envers du décor de ces endroits (ou des films, aquariums etc. qui se servent d’animaux) est honteux, infect même. Rien ne vaut l’observation dans leur milieu naturel, et sans les appâter, cela va de soi.

D’autres billets sur le Shiretoko


If you want to observe orcas in Shiretoko, Hokkaido, you have to go to a village called Rausu. This place is less organized for tourism than his neighbor Utoro, at the other side of the peninsula. If you don’t have a car, you have to walk a lot (which was fine for me). Less tourist means also more real and authentic Japanese life. It’s a beautiful and peaceful place, the views of Kunashiri Island at one side and of Mont Rausu at the other side are wonderful. The village is very photogenic from the sea, don’t hesitate to quickly take a boat tour, after all, you are here to see some orcas!

It was my third day at Rausu, I was supposed to go observe brown bears but it was raining and this activity got canceled. I decided to do another boat tour. When the boat left the harbor the rain and wind suddenly stoped, the sun appeared to bring the light that was missing in my photos from the day before, the sea was calm and serene. A perfect day with those amazing and very exhibitionist creatures. They came really close to the boat, there were a few juveniles, playing and jumping all around us. It’s wonderful to observe orcas in their habitat. The only place in my opinion where you go to observe them. If you went or want to go to a water parc/aquarium, watch those two excellent documentaries: The Cove and Blackfish. The life of the animals in those places are awful, there is no words to describe it. There is nothing better then watching animals in their habitat and Rausu is just perfect for it!

More about Shiretoko

Shiretoko ou la fin du monde

English text at the end of the page

En langue aïnou, Shiretoko veut dire “la fin du monde”, “la fin de la terre”. Et le nom résume parfaitement mon ressenti. Je me trouve au bout du Japon – dans un des endroits les plus préservés et sauvages du pays – entourée d’une nature exubérante. Des montagnes imposantes qui tombent dans la mer, les sommets encore enneigés. Une mer grise, froide, une mer du nord. Une mer qu’on respecte.

À la rencontre des orques

  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins
  • ©Marcela Meirelles Martins

Pour observer les orques j’ai pris un bateau à Rausu, dans la péninsule du Shiretoko, au Hokkaido. Il faisait très froid, on voyait le brouillard arriver petit à petit et la météo annonçait de la pluie. Après une heure sans rien apercevoir, les premiers orques sont arrivés. Une maman et son petit.  C’était un pur moment de bonheur! Pas du tout timides, ils se sont laissés rapprocher… Le vent, le froid glacial, les doigts qui congèlent, tout est vite oublié en présence de ces animaux. Et la pluie? Elle a attendu sagement que notre bateau arrive au port…

D’autres billets sur le Shiretoko


In Ainu language Shiretoko means “the end of the world”, ” the end of the land”, and this is exactly where I seem to be. One of the most preserved and wild places in Japan. Luxuriant nature, impressive mountains falling on a grey, cold, northern sea.

In order to observe the orcas, I took a boat from Rausu village, at Shiretoko peninsula in Hokkaido. It was a cold and rainy day with a misty covering the land. After waiting for one hour, the first orcas arrived, a mother and her baby. You can’t imagine how happy I was! They came very close to the boat making me forget about the wind and the cold. Even the rain stopped during this magic moment!

More about Shiretoko